Cette dernière a pu expliquer son travail avec les centres communautaires, gérés par les aborigènes eux-mêmes. Entre 60 et 70% du prix de l’oeuvre sont reversés aux artistes, le reste étant partagé entre le fonctionnement des centres (achat de matériel), mais aussi la vie de la communauté (santé, éducation…). C’est un commerce éthique et respectueux des artistes.
Puis au gré de leur parcours, les visiteurs ont pu toucher du doigt les mystères de l’art aborigène. Chaque peinture représente « un temps du rêve », histoire sacrée de la création du monde par les ancêtres. Chaque famille possède son histoire, son temps du rêve.
Chaque forme peinte a donc une signification : tel cercle représente un homme, tel trait un chemin, telle ondulation la pluie… À côté de chaque toile, un cartel explique la légende représentée et les signes associés.
A ce voyage visuel, s’est ajouté un voyage musical, puisque deux musiciens de l’association « Australian vibrations » ont joué du didgeridoo pendant le vernissage.Creusés dans de l’Eucalyptus, ce sont les plus vieux instruments à vent existants, puisqu’on en trouve trace à l’ère préhistorique.
De même que les peintures, ces instruments jouent un rôle important lors des cérémonies rituelles aborigènes, depuis plusieurs milliers d’années.
Une exposition à découvrir à la Maison de la Rencontre jusqu’au 21 avril.

