Ma ville

Journées du patrimoine :
balade à la découverte de quelques grands hommes d’Écully

Les journées européennes du patrimoine avaient cette année pour thème : « Les grands Hommes : quand femmes et hommes construisent l’Histoire ». Afin de saluer la mémoire dequelques figures de notre histoire locale, la ville organisait les 18 et 19 septembre, en partenariat avec le Groupe Histoire et archéologie, une balade dans le secteur de la Maison de la Rencontre. Le nom de certaines rues empruntées par la trentaine de visiteurs présents lors de chacune deux visites, comme certaines vieilles demeures rencontrées ont été l’occasion pour Madeleine Basmadjian du Groupe d’Histoire d’Écully, d’évoquer quelques personnages des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.
En partant de la Maison de la Rencontre, on a évoqué tout naturellement Édouard Aynard, président de la chambre de commerce de Lyon jusqu’au début du XXe siècle, Joseph Rimaud, maire d’Écully de 1925 à 1937 ou encore Louis Chirpaz, président de l’amicale laïque assassiné en juin 1944.


Après avoir tourné dans le chemin de Villeneuve, une plaque a amené à évoquer la jeunesse de Jean-Marie Vianney, futur vicaire d’Écully, puis curé d’Ars, sanctifié par la suite par l’église catholique. En 1799, alors âgé de 13 ans et résidant à Dardilly, Jean-Marie Vianney a fait sa 1ère communion à Écully, dans la propriété du marquis Jouffroy d’Abbans, grâce à un groupe de prêtres réfractaires parmi lequel l’abbé Balley.


Un peu plus loin, la balade a conduit les visiteurs jusqu’à un portail surmonté de deux lions. C’était justement l’entrée de la maison du marquis Claude François Dorothée de Jouffroy d’Abbans. Un Écullois célèbre puisqu’il est l’inventeur de la navigation à vapeur grâce au pyroscaphe qu’il met à l’eau sur la Saône en 1783.
Grâce à la gentillesse de l’une des propriétaires, le groupe a pu rentrer dans la propriété et voir le bâtiment qui abritait à l’époque la chapelle. En revanche il ne reste rien de la maison du XVIIIe, car elle fût ravagée par un incendie et reconstruite au siècle suivant.


La visite s’est poursuivie route de Champagne, où Madeleine Basmadjian a raconté l’histoire d’une autre imposante demeure située au n°7.


Cette propriété baptisée modestement "La Chaumière" appartenait au XVIIIe siècle aux religieuses du Verbe incarné. Chassées à la révolution, la demeure est acquise au début du XIXe par Jean-Baptiste Royé-Vial, qui fut longtemps maire d’Écully (de 1828 à 1837, puis de 1846 à 1861). Il donnera sa fille en mariage à Raymond de Veyssière, son voisin, qui héritera ensuite de la propriété et deviendra maire à son tour, de 1881 à 1923.


La visite passait ensuite devant une autre demeure de personnage célèbre, la maison du comte d’Anthouard de Vraincourt, visible au 2 bis route de Champagne. Ayant fait ses études militaires avec Napoléon Bonaparte, il sera nommé 1er aide de camp du vice-roi d’Italie, Eugène de Beauharnais, fils adoptif de Napoléon 1er. Il deviendra ensuite général et son nom est gravé sur l’arc de triomphe à Paris.
Le portail de sa demeure, décoré en son sommet de boulets, évoque d’ailleurs l’artillerie dans laquelle servait le militaire. Son épouse, Marie-Madeleine d’Anthouard, fut enterrée à Écully, sa stèle est encore visible à droite du portail du cimetière.


La visite s’est terminée par une curiosité qui, si elle n’est pas liée à un grand homme de la commune, est peu connue des Écullois. Il s’agit du lavoir qui était traversé autrefois par le ruisseau de Chalin. "Il est resté en état bien longtemps, avant d’être recouvert par la végétation il y a une trentaine d’années, après que le tracé de l’autoroute ait asséché le ruisseau" explique Madeleine Basmadjian.
S’il ne subsiste plus rien des colonnettes de style gothique qui soutenaient le toit de tuiles, un petit coût d’oeil dans l’entrée du 20 chemin Chirpaz, sur la gauche, donne une idée de l’étendue de l’édifice et permet d’imaginer les moments conviviaux que devaient partager les femmes qui venaient y laver leur linge.



Affluence à l’Institut Paul Bocuse

L’institut Paul Bocuse ouvrait pour la 1ère fois ses portes aux visiteurs à l’occasion de ces Journées du Patrimoine. Et ils sont venus nombreux découvrir les locaux du château du Vivier, construit par l’architecte Cahuzac pour la famille Cottin en 1880, ainsi que l’extension moderne située à l’arrière, qui accueillent depuis près de 20 ans l’Institut Paul Bocuse. Salons raffinés du restaurant d’application, bibliothèque, studio café, école du thé, ou autres salles de formation aux arts culinaires, anciennes écuries accueillant aujourd’hui le centre de recherche... les visiteurs ont eu un aperçu complet des formations dispensées aux 400 élèves de l’Institut.

Portfolio

L'ancienne chapelle de la propriété d'Anthouard. Au coin de la rue Fayolle, cette maison abrita des prêtres réfractaires. Chemin de Villeneuve, rappel de la jeunesse de Jean-Marie Vianney Entrée du restaurant d'application Saisons. Derrière le château du Vivier se trouve le jardin botanique. Les visiteurs ont pu découvrir les cuisines où se forment les élèves. Visite du lieu où les élèves apprennent à connaître et à servir le (...)
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