et les deux infirmières Mmes Puhl et Pentatseko ont réfléchi à une formation adaptée aux aides soignants et auxiliaires de vie qui s’occupent au quotidien des résidents.
"Nous avons souhaité proposer des échelles d’évaluation de la douleur, simples fiables, facile d’utilisation "explique le Dr Ketterer "afin que le personnel les ait toujours dans la poche et puisse s’en servir dès qu’il y a une suspicion de douleur, ou au cours d’un traitement anti-douleur pour évaluer son efficacité."
Sur une même petite carte figure deux échelles, adaptées aux patients.
Pour les personnes pouvant s’exprimer la démarche, après les questions de base ( avez-vous mal ? Où ? Quand ? Comment ?) est de les inviter à évaluer eux-mêmes leur niveau de douleur sur une échelle de 0 à 4.

La difficulté est plus grande pour les patients qui ne peuvent communiquer. "Nous avons choisi une échelle qui comprend 5 items : plaintes, corps, visage, regard, comportement, avec pour chacun des signes qui peuvent évoquer la douleur, comme une mâchoire crispée, un regard fixe..." explique une infirmière. S’il y a un changement dans le comportement du patient et qu’au moins 2 des 5 éléments de l’échelle sont positifs, cette suspicion de douleur sera alors reportée sur le dossier informatique du patient permettant éventuellement d’enclencher ou de faire évoluer un traitement.
Les échanges entre toute l’équipe ont permis de parler des limites et des difficultés de cette évaluation de la douleur, mais aussi des moyens mis en place ensuite pour la soulager, tant au niveau des gestes du quotidien que des traitements médicamenteux.
Roger, aide soignant de nuit a apprécié les outils proposés au cours de cette formation. "Surtout pour moi qui travaille de nuit en équipe réduite, cela me permettra de me sentir moins désarmé, de pouvoir évaluer de façon plus rationnelle une apparente douleur et que toute l’équipe ait des informations fiables et utiles pour le suivi et le bien-être du patient".

