Sur les pierres du souvenir vinrent s’inscrire en signets de sang les noms de ceux qui tombèrent pendant la campagne de France, dans les rangs de la Résistance, derrière les barbelés des camps ou dans la grande chevauchée de la Libération.
Mais à la différence de la première guerre, Écully vécut sur son sol même les grandes étapes de la seconde.
Le 19 juin 1940, le reflux, à travers le village, des malheureux Sénégalais du 25e régiment de tirailleurs venus livrer un combat désespéré aux portes de Lyon, fera mesurer l’importance d’un désastre sur fond de défaite.
La rupture de l’armistice en novembre 1942 amène l’occupation par les Allemands de plusieurs grandes propriétés d’Écully ainsi que le couvre-feu et des barbelés sur certains accès de la commune.
Le 18 février 1944, l’assaut est donné à une maisonnette qui abrite 9 maquisards des Groupes Francs. Arrêtés, déportés, plusieurs ne reviendront pas.
Le 26 mai, les bombes tombent. À Lyon, des Écullois sont tués, à Écully on compte une quinzaine d’impacts dus aux bombardements et une maison détruite...
Dans la nuit du 28 au 29 juin, des coups de feu éclatent. Des tueurs stipendiés viennent d’abattre un ancien blessé de la guerre de 14-18, engagé volontaire à 17 ans : Louis Chirpaz.
Enfin, le 2 septembre, dans le soir qui tombe, des chars français, ceux du 2e régiment de Spahis algériens de reconnaissance aux ordres d’un enfant d’Écully, rapportent la liberté et rendent la fierté aux Écullois.
