A la médiathèque devant une bonne soixantaine de personnes Philippe Fusaro nous a donné un aperçu de cette Italie rêvée, faite de souvenirs de son père, de son grand-père et de ses séjours récents au pays de ses origines.
"Je suis ravi d’être parmi vous à l’occasion d’un festival de cinéma, car les films italiens font partie de mes sources d’inspiration. Je vais essayer de vous faire partager un peu de ce qu’il y a derrière le livre " explique-t-il en introduction, avant d’offrir à l’auditoire ravi, une balade faite de lecture d’extraits de son dernier roman L’Italie si j’y suis et d’extraits de films ou de musique qui y font écho.
L’occasion de (re)découvrir la grande sensibilité de l’auteur, une écriture poétique et mélancolique, pleine de charme et d’images.

Au cours du débat qui suivra, Philippe Fusaro parlera de sa manière d’écrire. "J’ai besoin d’écrire en Italie. Pour moi, c’est une patrie imaginaire et les histoires ne me paraissent possibles qu’au-delà de cette frontière". Mais ce n’est pas une Italie très réaliste que l’on découvre, plutôt nostalgique. "Je crois que j’emprunte l’Italie rêvée de mon père immigré" confie-t-il.
Interrogé sur le côté poétique de son écriture Philippe Fusaro avoue : " Je triche, parce que je ne suis pas assez poète pour écrire des poèmes. J’aime aussi la forme poétique parce qu’elle donne du rythme, ce qui me fait parfois pencher vers la chanson. Je crois que c’est aussi une façon d’échapper à la réalité".
Une belle rencontre intimiste aux couleurs de l’Italie, qui a séduit le public et donné envie de se plonger dans les romans de Philippe Fusaro. Et pour que le plaisir soit complet, la soirée s’est poursuivie de façon très conviviale autour d’un buffet italien.

