Ma ville

Plus de convivialité pour la place Stengelin réhabilitée

La douceur et même un rayon de soleil étaient au rendez-vous pour l’inauguration de la Place Stengelin, mercredi 8 décembre. Après un bon mois de travaux, les Ecullois on redécouvert cet espace embelli, qui vient enrichir le "Fil vert" maillage d’espaces naturels et de parcs que développe la municipalité au coeur de la ville.
Située sur un lieu de passage entre la Place du Marché, le Parc des Chênes et la place de l’Appel du 18 juin, la petite place Stengelin, dotée de bancs vieillissants, n’invitait guère à faire une pause.
Le gros bac à fleurs qui entravait l’accès a été supprimé, les espaces végétalisés en pleine terre ont été multipliés et de nouveaux bancs invitent à la flânerie.

« Nous avons privilégié une végétation durable, avec des plantes locales, dont un certain nombre de variétés mellifères et des arbustes qui donnent des baies dont pourront se nourrir les oiseaux » a expliqué le maire, Yves-Marie Uhlrich, lors de l’inauguration. « Nous souhaitons ainsi encourager la présence d’insectes et d’oiseaux sur cette zone que nous avons classé en refuge ligue de protection des oiseaux ».


Les Ecullois présents ont tous apprécié la restauration et la remise en eau de la fontaine en pierre. Les oiseaux pourront s’y désaltérer et elle apportera une note de fraîcheur bien agréable aux beaux jours.

Prochaine étape de la mise en valeur du patrimoine vert d’Ecully, la réouverture du Jardin de la Condamine d’ici la fin du mois.



Un vin chaud servi par le comité des fêtes a conclu cette cérémoine conviale.



Dès la réouverture de la place, les bancs ont été occupés pour la pause déjeuner.


Alphonse Stengelin, peintre écullois (1852-1938)


Cette petite cérémonie aura été l’occasion de rappeler que cette place, inaugurée en novembre 1978, rendait hommage à Alphonse Stengelin, un peintre lyonnais, qui vécut à Ecully à la fin du XIXe siècle.
Alphonse Stengelin est né le 26 septembre 1852, à Lyon. A la sortie du lycée Ampère il fait des études régulières avec Joseph Guichard, professeur, puis directeur à l’Ecole des Beaux-arts de Lyon, en 1871, élève lui-même d’Ingres et de Delacroix.
A Lyon, Alphonse Stengelin ne manque pas de copier les maîtres de la galerie flamande et hollandaise du Musée de la place des Terreaux. Il poursuit également l’étude de ses modèles de prédilection hors des frontières : à Bâle, à Francfort, Munich, Florence, Milan et Rome. En France, à Montpellier mais surtout à Paris où il ouvrira un atelier à Montmartre.
Plus tard, il regagne sa demeure d’Écully qui, jusqu’en 1914 sera son port d’attache alors qu’il séjournera une partie de l’année aux Pays-Bas, son pays de prédilection. Il retrouve sur notre commune son épouse (sa cousine Coraly) avec qui il aura quatre enfants. A Écully, la famille se retrouve au complet dans cette « campagne » dénommée Mont-Riant acquise chemin de la Sauvegarde par le père de l’artiste, une demeure Second-Empire entourée d’un parc. Un payasage boisé qui servira d’inspiration à de nombreux tableaux ou dessins du peintre.
Passé la soixantaine, Alphonse Stengelin vivra en Suisse à Satigny sous le même toit que son frère Henri. L’artiste décède le 12 mars 1938.

Par son œuvre, ses attaches artistiques et amicales, Alphonse Stengelin a fait partie de cette école néerlandaise qui, s’inspirant des maîtres hollandais du XVIIe siècle et des paysagistes français de Barbizon, a créé un courant nouveau dont la nature avec ses effets de lumière et d’atmosphère, est le sujet principal. Au XIXe siècle, l’engouement était vif pour les écoles du Nord, notamment à Lyon.
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